
La reconnaissance internationale des génocides en tant que moyen de prévention
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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires
Il faut hélas noter que l’auteur (ou les auteurs) de génocide, même s’il est internationalement reconnu, le nie farouchement ; l’exception allemande confirmant la règle.
C’est le cas des dirigeants Hutus, de l’équipe Pol-Pot, d’Omar Al-Bachir, lequel est actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré par la CPI. Et bien sûr de la Turquie qui porte la responsabilité, en tant que successeur, des actes commis par les ‘Jeunes Turcs’ dans l’empire ottoman.
Il n’y a pas d’échappatoire, car le crime de génocide est imprescriptible.
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L’Association de Jeunesse Science et Culture ‘Areg’ avec l’appui du Département de l’Information a organisé une table ronde intitulée "La reconnaissance internationale des génocides en tant que moyen de prévention".
Le massacre des Arméniens perpétré par les Turcs ottomans est devenu un signal pour la communauté internationale de prévenir les populations de tels crimes. Le terme de ‘génocide’ a été créé et diffusé dans des documents historiques, politiques et juridiques ; le 9 Décembre 1948, l’Organisation des Nations Unies a adopté la "Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide", étant convaincue que la coopération internationale libérera l’humanité de cette terrible tragédie, et que c’est une nécessité absolue.
Peu après le 60e anniversaire de la Convention, en jetant un coup d’œil sur la série de génocides, on reste persuadé que les crimes impunis ont la mauvaise habitude de se répéter. Ainsi, le génocide arménien est devenu un précédent pour l’Holocauste des Juifs, le génocide du Rwanda et d’autres crimes similaires, alors que sa reconnaissance internationale aurait pu, peut-être, mettre un terme à ce crime odieux contre l’humanité.
La table ronde de conférenciers était dirigée par le Directeur du Département des Organisations internationales du ministère des Affaires étrangères, Dziunik Aghadjanian, assisté du Directeur adjoint de l’Institut du Musée du Génocide arménien Souren Manoukian, et de la Responsable du Service Nations-Unis du Département de l’Information, Arminé Haladjian. Ont été abordés les efforts de l’Arménie pour obtenir la reconnaissance internationale du génocide arménien, la lutte contre le déni, et le rôle de l’ONU dans la prévention de génocide. Au cours de la discussion qui a suivi, les participants - représentants d’ONG, de médias et d’étudiants - ont exprimé leur juste ressentiment envers les crimes contre l’humanité et ont apporté leur solidarité avec les victimes du génocide. L’indifférence et le refus de prévention ont abouti à de nouveaux crimes de génocide. Ces actes devraient être stigmatisés et en conséquence, les auteurs punis. Les participants ont également mentionné que pour accomplir cela, la coopération de tous les pays est nécessaire. C’est le seul moyen de s’en sortir avec les génocides.
Ces jours-ci le 15e anniversaire du génocide du Rwanda va être commémoré dans le monde entier. A cette occasion, le Secrétaire Général des Nations Unies a déclaré dans son message : "... L’ONU poursuit son travail essentiel pour éviter de futures tragédies. Nous avons intensifié nos efforts sur la prévention des conflits et renforcé notre capacité de médiation. ... Prévenir le génocide est une responsabilité collective. C’est seulement en relevant ce défi que nous pourrons répondre à la détermination des survivants et honorer véritablement la mémoire de ceux qui ont péri au Rwanda il y a 15 ans".
Ayant à l’esprit ce qui précède, et au seuil du prochain anniversaire du génocide arménien, il est tout à fait approprié d’attirer une fois de plus l’attention de la communauté internationale et en particulier celle de la jeunesse sur le phénomène inhumain du génocide, de le comprendre, de le reconnaître et de le prévenir.
